Il est vrai que tout ne peut pas toujours se passer comme on le souhaiterait.
Hier, Sarah sorti de chez elle dans l'intention de se confronter au monde.
Fière allure, sure d'elle et conquérante, elle avait rendez-vous avec son avenir.
Fière allure, sure d'elle et conquérante, elle avait rendez-vous avec son avenir.
Au coin d'une ruelle au fin fond du XXème, à quelques rues du Père Lachaise, une petite boutique faussement désafectée faisait grise mine avec son carreau cassé et ses photos en N&B délavées et désaxées en guise de vitrine. Un frisson lui parcouru le dos.
Son enthousiasme quelque peu diminué elle appuya sur une vieille sonnette rouillée et attendit le tintemment. Silence.
Elle renouvella sa demande et attendit à nouveau. Toujours rien. Elle saisi la poignée mais la porte était vérouillée. Elle essaya de voir au travers de la vitre, frappa sur le carreau, tenta même un "Bonjour, c'est moi Sarah,..., il y a quelqu'un?"
Elle avait pourtant pris rendez-vous, mais personne ne semblait être là.
Dépitée, elle s'apprêtait à partir lorsque la porte s'ouvrit d'elle même comme si une brise avait suffit à l'entrebailler.
"Il y a quelqu'un?"
L'interieur de la pièce semblait poussiereux et inhabité. Elle se faufila à l'intérieur et scruta le moindre détail à la recherche d'une âme vivante.
Un vieux bureau était installé sous la seule fenêtre de la pièce. Une grande plume d'oie baignait dans un encrier séché. Quelques documents manuscrit étaient éparpillés, et une montre à gousset reposait dessus comme pour empêcher qu'ils ne s'envolent.
"Je peux vous aider?"
Sarah sursauta, se retourna brusquement et se retrouva nez à nez avec une femme d'un âge indéfinissable, un sourire énigmatique, une chevelure d'une couleur inconnue et des yeux aussi profonds qu'un océan macabre.



